Nolife #548
Par ailleurs, les pantoufles de vair ont bien changées depuis l'époque de Cendrillon. Si tu te reconnais (parce que moi je sèche), sois mignon et manifeste-toi.
Mean reds.
- Merci... Excusez-moi de vous avoir posé toutes ces questions.
- You welcome... Si on arrive à Hailwan, ce n'est pas la peine d'aller à l'hôtel. Je vous invite dans ma maison des bois. Depuis que mes enfants sont partis au Canada, il y a de la place...
- Ce n'est pas rentré dans l'oreille d'un sourd.
- C'est une expression française ?
- Oui. Un peu vieillotte.
- En Zoldavie, on dit : ce n'est pas une balle perdue pour tout le monde...
Engageant.
Vendredi, lever à l'aube, Têtu dans le TGV, mon bouquin dans un square du XVème, déjeuner avec B., quelques comics, Jean-Hugues Anglade avec un cartable Batman, ZazaNapoliFrom KellerStreet, retard à Saint-Paul, repère un Space Invaders mais pas le bar où attendent D., V. et J., la suédoise neurasthénique ne passera pas par moi, finir la soirée avec mes hôtes, "Céline Dion c'est Céline Dion, Cindy c'est Cindy".
Samedi, seul avec le chat et la tortue, déjeuner avec D. et C. dans le Marais, "Il faut oublier de les prendre", quelques photos des tuyaux de Beaubourg, Space Invaders à Saint-Paul, je trouve tout le monde beau, foutues hormones, teste la piscine Keller, repère plusieurs pédés, le T9 connais le mot "Fnac", elle est où la Fnuck de Bastille ? à côté de l'Opéra, pot avec A. et F., un Ricard et des cacahuètes, avant de rejoindre N., resto dont j'ai oublié le nom, ploup.
Dimanche, arrivée au bon Versailles, café et cigarettes dans la cuisine de Gorgeous R., jardin de la reine, cathédrale, la statue de Louis XIV, quelques gouttes de pluie, pas d'avironneurs, whiskies et cigarettes dans la cuisine, "..." non je ne me sens pas fautif, RER, un moment d'absence.
Lundi, piscine Keller, Y., BRAZIL pour la... treizième fois, dîner à côté de François Sagat, mais pas à la même table, le Raidd pour une partie de rigolade, un autre acteur porno, Taurus "Mais il est tout petit", ben ouais, on se casse ça pue la solitude ici, dernier métro.
Mardi, descendre le boulevard Saint-Germain, more comics, boutique AA carrément insupportable, rejoindre Gorgeous R. au Trocadero, "Tu commandes un Ricard ? mais le serveur va jamais comprendre ton accent" bien sûr je dois répéter ma commande trois fois, "Tu connais la blague de Jésus et du nageur ?", brasserie, la Tour Eiffel qui scintille, des touristes asiatiques partout, en descendant les marches du métro me sentir heureux pour la première fois depuis bien longtemps.
Mercredi, Fondation Cartier avec N., Patti Smith et sa Mer de Corail, jardin de la Fondation, "Avez-vous ressenti aujourd'hui ?", jardins du Luxembourg, Notre-Dame, piscine Keller.
Jeudi, perdu dans la Bibliothèque François Mitterand à la recherche de Sophie Calle, ligne 14, Julien Doré en train de hêler un taxi, une heure de queue, pas mieux au Louvre et à Orsay, Ricard, charcutaille et Gouda avec J. dans un bar lesbien, puis bière sur le trottoir du Cox, "Hé, t'es Monsieur Cre ?" "Euh oui" interloqué, puis whiskies au Duplex, permission de 23h.
Vendredi, les marches du Musée d'Orsay, métro, more comics, courses chez ZazaNapoli, B. au pied de la fontaine moche, "back !", pizza, re-Duplex.
Samedi, courir pour monter dans le bon tgv, penser à acheter une valise à roulettes.
Hyper sexy.
C'était un endroit qui lui avait paru tout à fait possible, un lieu où un jeune médecin peu sûr de lui serait en mesure de s'établir et de gagner sa vie. La voie ferrée y passait. Johnny avait logé Rose à l'hôtel de Herndon, le chef-lieu du comté, à quarante kilomètres au nord, pendant qu'il faisait son enquête dans les environs de Beech : tout le monde avait paru enthousiaste à l'idée d'avoir un médecin.
"Vingt-cinq ans qu'on n'en a plus, lui avait-on dit au saloon.
- Ca fait longtemps", avait constaté Johnny.
On lui avait parlé bien sûr des cultivateurs des terres sans irrigation , derrière la colline qui descendait vers le village. On lui avait parlé des grands ranchs à l'ouest. On lui avait rapporté les rumeurs sur un embranchement du Northern Pacific. Beech, situé à cette jonction, grandirait forcément, disait-on.
A suivre...
Si tu te reconnais sur cette photo, n'hésite pas à envoyer un petit message.
Si tu te reconnais en train de faire la conne pour essayer de ruiner ma photo, n'hésite pas à te faire connaître.
"Cette disquette, Alice... Vous allez l'effacer ?"
Elle jeta un regard éperdu à sa boîte de disquettes, bien rangée à côté de l'ordinateur. Les disquettes en question étaient quelque part à l'intérieur, avec les autres, sans classement particulier. Depuis qu'elle avait terminé le livre, elle n'y avait plus repensé.
"Je le ferai dès que j'aurai raccroché, répondit-elle. Dois-je également pulvérisé l'ordinateur, tant que j'y suis, au cas où je serais tentée d'écrire un autre livre ?
- Je suis navré, Alice. Je sais ce que vous devez ressentir."
Tu parles ! songea-t-elle amèrement. Tu n'a jamais écrit une ligne de ta vie ! Pas que je sache en tout cas. Il faut avoir écrit un livre soi-même pour savoir l'impression que ça fait. Les semaines et les mois passés à y réfléchir, à le mettre en forme, le travailler, le corriger, à s'inquiéter, perdre espoir, reprendre courage, capituler, puis repartir de zéro. Tout cela faisait partie du livre sans qu'il en reste la moindre trace dans le manuscrit achevé. Elle se demanda si Harriet n'en aurait pas par hasard fait une photocopie avant la saisie. C'était chose courante, chez les éditeurs ; ils donnaient le manuscrit à des lecteurs et conservaient précieusement l'original. On en avait peut-être envoyé un exemplaire à un lecteur indépendant, auquel cas elle avait une chance de mettre la main dessus.
Mais à quoi bon, s'ils avaient le droit de fouiller sa maison ?
En s'engageant dans l'allée, Frank vit la carcasse d'une Chevrolet Nova qui rouillait dans le jardin comme un vieux char d'assaut démoli, de l'herbe jusqu'au capot. Des jouets, pistolets et figurines de combattants en plastique décoloré étaient éparpillés sur la pelouse brune. La maison - une maison préfabriquée blanche des années cinquante - et sa cheminée penchaient un peu de côté. A gauche, une grange délabrée. A en juger par les lettres vertes peintes à la bombe sur la porte et formant les mots Interdit aux filles, elle avait été abandonnée aux enfants.

Ici les plus récemment lus, c'est un peu le fouilli, ça commence à dégueuler. Dans un coin, les Bradbury de ma jeunesse, en Présence du Futur, avec ces superbes couv' que j'adorais. Collection aujourd'hui disparue.
Tout Maupin, les 22 tomes (pour l'instant) de 20th century boy. En-dessous l'intégrale de The Sandman de Neil Gaiman, et le Journal de Fabrice Néaud, comme tout bon pédé qui se respecte. En bas, la quasi intégrale d'Isaac Asimov, souvenir de ma jeunesse de geek fan de SF.
Du Goossens, du Thédore Poussin, du Spirou et Fantasio, du Trondheim, du Larcenet et l'Ascension du Haut-Mal. Et tout un tas de classiques américains, Watchmen, V pour Vendetta, Dark Knight, Cages, Miracleman, Give Me Liberty, Runaways pour le plus récent.
L'intégrale en VHS de Twin PEaks. C'est méga collector de nos jours. Dire qu'il y a des gens qui ne connaissait même pas l'identité de Bob. Et dessous, tous mes Philip K. Dick. Il m'en manque quelques-uns.
Ici, ce sont des livres plus anciens, alors c'est classé par genre/auteur. Ellroy et les polars, Bret Easton Ellis, Poe et Boris Vian. Les romans, de John Irving à Forster, et en bas, les piles de vieux Inrocks que je ne me suis pas encore résolu à jeter.
Des piles de comics lus ou à lire. Les très bons All-Star Superman et The Walking Dead, le X-Force de Milligan & Allred, et surtout les Seven Soldiers of Victory de Grant Morrison. Dont je parlerai un jour. Sans doute. Peut-être.
Et pour finir, les piles à coté de ma table de nuit. Encore du Spirou, more comics books, le 1974 de David Peace. Coincée quelque part, ma DS, des jeux vidéos, et même une bouteille de gel à cul qui n'a pas servi depuis le 13 Août 1993, je m'en rappelle encore comme si c'était hier, mais j'ai pas le temps de baiser avec tous ces bouquins que j'ai à lire. Faut que je vérifie la date de péremption.Je suis très inquiet*.
La France connaît une montée de violence sexuelle sans précédent. Pas un jour ne s'écoule sans que soit découverte une nouvelle affaire d'abus sexuel, viol ou pédophilie.
Pourtant je constate avec douleur que les mesures de prévention les plus élémentaires sont négligées. En effet, de nombreuses études prouvent qu'un lien étroit existe entre pornographie et criminalité sexuelle. Trop souvent, les violeurs et les pédophiles s'inspirent directement de scénarios vus dans des magazines ou des vidéos pornographiques.
De plus, les adolescents s'abreuvent aujourd'hui en masse de pornographie, et celle-ci devient toujours plus vile ; des passions monstrueuses envahissent leur âme. Pour les adolescents déréglés, aucune règle ne doit brider leurs vices brutaux.
Pensez-vous que les vidéos pornographiques, qui contiennent en moyenne 2,6 scènes d'agression sexuelle, contribuent à la banalisation du viol ?
Pensez-vous que les enfants et les adolescents consommateurs de magazines ou de cassettes vidéos représentant des perversions sexuelles brutales finissent par trouver normales et acceptables les pratiques qu'ils voient ?
Pensez-vous qu'il soit urgent de mettre les responsables politiques face à leur responsabilité en leur demandant de mettre fin à la dictature de l'industrie pornographique ?
Pensez-vous que les citoyens conscients du danger de la pornographie doivent s'allier pour défendre les femmes, les enfants et les familles ?